Université d'été 2026

Publié le 30 avril 2026

Pour sa sixième édition, l'Université d'été 2026 de l'EUR FRAPP se déroulera du mercredi 27 au vendredi 29 mai sur le thème "Afriques / Europe / Amériques : circulation des savoirs en études de genre et des migrations".

Illustration 2026
Illustration 2026
Date(s)

du 27 mai 2026 au 29 mai 2026

L'Université d'été est publique et en accès libre 
 
Lieu(x)
Mercredi 27 mai :
Maison de l'Île-de-France, CIUP

Transport: RER B, arrêt Cité Universitaire // Tramway T3A , arrêt Cité universitaire
Sur place: entrer dans la Cité Internationale Universitaire de Paris par l’accès situé au numéro 15 ter boulevard Jourdan, à la sortie des transports (RER, Tram ou Bus).
Aller tout droit en direction de la Maison Internationale. Traverser le bâtiment, puis continuer tout droit le long de la pelouse.
Le bâtiment de la Maison de l’Île-de-France se trouve au fond à gauche, entre la Maison du Cambodge et la Maison du Liban.

Jeudi 28 et Vendredi 29 mai: 
Créteil, Mail des Mèches, Amphithéâtre de la MIEE
Transport: ligne 8, station Créteil-Université - sortie 1 Mail des Mèches
 
 

L'EUR FRAPP organise son Université d'été 2026 autour du thème :

« Afriques /Amériques / Europe : croiser les langues, traduire les corps, réparer les lieux.
Circulation des savoirs en études de genre et des migrations »

27 - 29 mai 2026
Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC), Créteil & Maison de l'Île-de-France, Cité Internationale Universitaire de Paris


Consacré à l’étude des relations entre langage et pouvoir, le programme interdisciplinaire FRAPP « Francophonies – Plurilinguismes : Politique des langues » réunit sous son égide une large diversité de domaines :  les questions de traduction, la circulation des savoirs, les imaginaires des langues, la globalisation et les cultures minorées, les discursivités, les questions d’éducation populaire, de genre et de discrimination, les mobilités et les migrations, les crises de la démocratie et du dissensus démocratique, les situations de « vie précaire » (Butler, 2004) et la « différenciation des vulnérabilités » (Laugier et Gaille, 2011) etc. La perspective adoptée entend, d’une part, inverser la vectorisation des zones centrales, médianes et marginales du modèle braudélien pour privilégier les « jeux d’échelles » d’une « histoire connectée » (Subrahmanyam, 2005, 2007) ; d’autre part, elle fonde en légitimité non seulement le comparatisme au sein des disciplines, indispensable à l’appréhension complexe de la coprésence des contemporanéités et des mémoires « multidirectionnelles » (Rothberg, 2009) en régime de mondialisation, mais aussi un décloisonnement transdisciplinaire propre à mettre au jour les interactions entre « soft » et « hard power ». 

En quoi les pratiques contre-discursives et les concepts nés de la nécessaire réinvention des savoirs sur le monde sont-ils opérants pour penser les nouvelles spatialités, les mobilités et les migrations ? Comment l’analyse des relations entre pratiques langagières et politiques linguistiques informées par l’héritage colonial, entre violences discursives et insécurité linguistique, obligeant à penser une « éthique langagière » (Paveau, 2013), interagit-elle avec celle des rapports de domination liés aux catégories du « genre », de la « race » et de la « classe » (Butler, 1990 et 1993 ; Balibar et Wallerstein, 1988 ; Bessone, 2013 ; Fassin et Fassin, 2006 ; Parisot et Ouabdelmoumen, 2013 ; etc.) ? Outre le défi linguistique que posent les flux migratoires et la reconfiguration du global et du local, il s’agit d’appréhender d’autres entrées cruciales telles que l’incidence des dénominations (vocabulaires de la catastrophe historique, de la violence politique, du traumatisme ou de la vulnérabilité) qui procèdent de réifications médiatiques ou institutionnelles. Plus généralement, l’usage de dénominations qui ne relèvent pas de catégories indigènes concerne aussi les relations entre langage et pouvoir et il convient d’encourager les traductions scientifiques et la circulation des théories et des concepts entre les traditions académiques.

Dans ce cadre, l’Université d’été 2026 approfondira les perspectives ouvertes par les universités d’été 2022, 2023, 2024 et 2025 de l’EUR FRAPP : « Imaginaires des langues : enjeux de pouvoir, nouveaux savoirs », « Traduction et politique : un horizon pour les SHS ? », « Langue/s et démocratie », « Langue/s et savoir/s : fabrication et circulation des concepts en SHS ». En portant la focale sur la circulation des savoirs, des concepts et des phénomènes de traduction dans deux domaines scientifiques : les études de genre et les migration studies, elle usera de l’interdisciplinarité et de l’urgence de ces enjeux du monde contemporain pour penser les relations entre les Afriques, l’Europe, la Caraïbe et les Amériques, non au-delà ou en dehors mais dans les zones d’ombre ou les interstices de modèles théoriques englobants : cartographie triangulaire de l’Atlantique noir (Gilroy), paradigme des études postcoloniales, retour sur la modernité qui signifient le tournant décolonial et le décentrement alternatif (Chakrabarty, Gaonkar), etc. On s’intéressera tout particulièrement à la circulation des concepts relevant des études de genre et des migrations dans la diversité des langues, des contextes socio-culturels et des disciplines, à la traduction politique et culturelle de ces concepts et à la (non) traduction des travaux académiques (ainsi qu’aux implications pour les espaces géographiques et linguistiques concernés). 


Programme

Mercredi 27 mai 
Maison de l'Ile de France, Cité Internationale Universitaire de Paris, Paris
9h : Accueil
9h30 : Mots d’ouverture, Laure Clément-Wilz, Graciela Villanueva, Yolaine Parisot (EUR FRAPP, UPEC), Francesco Torrisi (MIDF, CIUP)
10h : Introduction, Yolaine Parisot, LIS, « Afriques, Amériques, Europe : la recherche en travers et à contre-courant »
10h45 : Pause-café
11h : Conférence de Magdalena Campora, CONICET & Universidad Catolica Argentina, « Nos trajets et les leurs. La circulation des savoirs en sciences humaines vue d’Amérique latine », discutante : Graciela Villanueva, IMAGER
12h : Déjeuner intervenants
14h :Session 1 - Présentation des thèses FRAPP soutenues en 2025-2026, modération : Yolaine Parisot
Agatino Lo Castro, Poésie francophone contemporaine d’Afrique centrale : approche transculturelle de la créativité langagière, sous la direction de Yolaine Parisot, Rossana De Angelis et Cettina Rizzo, soutenue le 28 novembre 2025
Dieulermesson Petit-Frère, Écriture du corps et dynamique politique dans la fiction romanesque haïtienne contemporaine, sous la direction de Yolaine Parisot, soutenue le 22 janvier 2026.
Manon Berthier, Lectures politiques de la fantasy au prisme du genre : histoire, théorie, critique (France, États-Unis, Royaume-Uni, 1969-2025), sous la direction de Vincent Ferré, soutenue le 2 avril 2026
Farid Ghadami, Walt Whitman et la communauté littéraire sous la direction d’Eric Athenot, soutenue le 3 avril 2026
10h45 : Pause-café
16h :  Session 2 - Atelier proposé  par Margaux Andriss et Hannah Rios Alves Silva, LIS, « Mémoires transatlantiques invisibilisées, écriture littéraire de l’histoire au féminin : autour du concept d’agency »
17h – Fin de la journée

Jeudi 28 mai 
Université Paris-Est Créteil, Mail des Mèches, Amphithéâtre de la MIEE
9h : Accueil
9h30 : Conférence de Tania Racho, Sorbonne nouvelle et Cour Nationale du Droit d’Asile, « Les conséquences des discours médiatiques et politiques sur les migrations : l’invisibilisation des femmes », discutante : Laure Clément-Wilz, MIL
10h30 : pause-café
10h45 :Session 3 - Quand le genre migre : approches croisées des violences discursives et épistémiques, modération : Laure Clément-Wilz
Sarah Auclair, MIL, & Caroline Perrin, membre de l’équipe Women, Business and the Law de la Banque mondiale et du projet Re-Wiring, « Violence discursive et genre dans le discours juridictionnel de l’Union européenne en matière migratoire » 
Angelita Conry, LIS, « De l’Allemagne au Cameroun : la circulation empêchée du concept de pluralité à travers le roman Les Impatientes de Djaïli Amadou Amal » 
Paul Kiebre, LIS, « Trouble dans le genre. Désignation, évolution du mot wolof gordjiguene et sexualité normative dans De purs hommes de Mohamed Mbougar Sarr » 
12h : Déjeuner intervenants
14h : Table-ronde animée par Sergio Delgado (IMAGER), avec Loreley El Jaber (Universidad de Buenos Aires, CONICET), Edgardo Dobry (Université de Barcelone) et Thomas Brignon (Université Clermont Auvergne) : Circulation des savoirs et traduction : les jésuites chez les Guaranis et les Mocovis à l’époque coloniale
15h30: Pause-café
16h00 : Le Petit Répertoire conceptuel FRAPP : création et circulation des concepts en sciences humaines et sociales, dans la diversité des aires géographiques et linguistiques, atelier et table-ronde, animés par Graciela Villanueva et Laura Navarro Marin, avec Magdalena Campora, Agatino Lo Castro, Hermelind Le Doeuff, Pedro Trujillo et Nanfei Wang.
18h : Fin de la seconde journée

Vendredi 28 mai
Université Paris-Est Créteil, Mail des Mèches, Amphithéâtre de la MIEE
09h : Accueil
09h30 : Conférence de Laurie Marguet, Université de Rouen, « Circulation du concept de genre dans la discipline juridique », discutante : Laure Clément-Wilz, MIL
10h30 : Pause-café
11h: Conférence de Remicard Sereme, European University Institute, Florence, « Marronnage intellectuel, féminismes noirs et intersectionnalité : penser le droit européen depuis les marges », discutante : Laure Clément-Wilz, MIL
12h : Déjeuner intervenants
14h: Session 4  -  Traduire les corps, réparer les lieux, repenser l’en-commun, modération : Graciela Villanueva
Mario Dulcey, IMAGER, « Circulation et limite de la traduction Afriques – Amérique latine : intertextualité, porosité et performance dans les archives de Changó, el gran putas »
Gabriel Marquez, LIS, « La géographie invisible et l’île enfermée dans “Espejo de paciencia” de Silvestre Balboa : spatialité et colonialité dans le mythe des « deux rives » »
Farid Ghadami, IMAGER, et Maryam Farnam, Université Paris 8, « L’écriture comme couplage. Traduction, fragmentation, collaboration et rencontre érotique » 
Pedro Trujillo, IMAGER, et Rosilda Giro, CRLC, Sorbonne Université, « Réagir au patriarcat : violence et résistance dans la fiction américaine contemporaine écrite par des femmes »
15h45 : Pause-café
16h15: Session 5 – Restitution des débats par les étudiantes et étudiants de Master 1 de l’EUR FRAPP
17h30 : Fin de l’université d’été 





 

Partenaires :
Maison de l'Île-de-France, Cité Internationale Universitaire de Paris 

Maison Ile de France


 
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